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Oblivion (Joseph Kosinski, 2013)


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Jack Harper et Julia sont chargés de surveiller et réparer les drones qui assurent la protection des extracteurs d'eau, indispensables à notre survie : nous avons gagné la guerre, mais au prix de notre planète, devenue presque inhabitable... La mémoire effacée de Jack possède quelques troublantes traces d'avant le conflit, et lorsqu'un vaisseau s'écrase sur la Terre, la survivante qu'il va y trouver va réveiller sa mémoire et révéler une vérité oubliée.

Après Jack Reacher, il faut croire que le mois de mai est le mois de Tom Cruise ! La rédaction est loin d'être fan du bonhomme, comme de l'acteur, mais lorsque le scientologue se lance dans un projet, on est quasi certain d'avoir un divertissement de qualité, sinon un blockbuster plus que correct. Oblivion ne se soustrait pas à cette règle et propose un film de SF "somme", plutôt bien fait et tout à fait plaisant à découvrir. La révolution n'aura pas lieu avec Oblivion, mais même si nous n'éviterons pas quelques frustrations, il y a quand même de bonnes choses dans ce Tom Cruise là...

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Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1998)


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Bill Harford mène une vie ordinaire avec son épouse, jusqu'au jour où elle lui raconte qu'elle a failli un jour le tromper. Profondément déstabilisé, Bill va alors rechercher, et s'approcher dangereusement, de ces tentations qui ont ébranlé sa femme.

Sans doute le film (pardon, l'Oeuvre !) de Kubrick la plus colorée (bariolé ? Que de petits sapins de noël et de rouge-désir ici !) et le plus "à taille humaine" de sa monumentale filmographie, Eyes Wide Shut traite du couple et de son délicat fonctionnement. Désirs, besoins, sexe, rapport à l'autre et secrets refoulés deviennent sous l'oeil du Maître des sujets d'étude et d'interrogations, qui emprunteront de longs chemin détournés pour livrer leurs réponses (en fait une seule réponse laconique tenant en 4 lettres...).

 Eyes Wide Shut, avouons le, n'est pas notre Kubrick préféré (et de loin), mais l'indéniable maîtrise avec laquelle il dissèque ce couple en crise est à couper le souffle, et ce (comme d'habitude avec Kubrick) tant sur le plan visuel qu'intellectuel. Pour la première fois Kubrick s'attaquait à l'intime (même Lolita débordait du cadre intime du désir...), à une histoire en mode mineure, sans H majuscule, déconnectée de toute destinée de ses personnages. Si "minimal" tente d'être Eyes Wide Shut, Kubrick ne peut cependant pas s'empêcher de livrer sa vision du couple par le "grand bout de la lorgnette". Kubrick répond à la cassure intime par la grandeur et la démesure d'un fantasme ultime (la partouze du siècle, mes amis !) et, comme une démonstration ultime, nous livre LE couple emblématique du glamour et de l'artificiel d'alors (Nicole Kidman et Tom Cruise, couple à l'écran comme dans la vraie vie) pour illustrer la relation/opposition entre l'apparence et le vide.

Oeuvre bavarde et cruelle à bien des égards (sa vision du vrai couple Kidman-Cruise ?), ouverte à de multiples interprétations, Eyes Wide Shut est "le film à part" chez Kubrick. On peut se semander s'il n'est pas son film le plus personnel (puisque traitant du couple, et Kubrick s'étant "retranché" avec son épouse et ses enfants dans son manoir anglais...), et si, en film testament, il ne cacherait pas de (nombreux) messages du Maître.

Perfection technique de chaque instant, illustration musicale impressionnante (Musica Ricercata de Ligeti) et génie de sa mise en image font de Eyes Wide Shut un film hypnotisant qui derrière ses apparences de film kubrickien "modeste" recèle une immense richesse, et peut être même un trésor caché, un secret... Fuck ?

Procurez-vous Eyes Wide Shut ou d'autres films de Stanley Kubrick, Tom Cruise ou Nicole Kidman

Mission Impossible 4 : Protocole Fantôme (IM4 Ghost Protocol, Brad Bird, 2011)


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La menace nucléaire pèse sur le monde, les relations américano-russes sont elles aussi sur le point d'exploser. Suspectée d'être à la base de cette menace, l'agence Mission Impossible est officiellement dissoute, Ethan Hunt et son équipe se donnent l'ultime mission de trouver le vrai coupable et prouver leur innocence.

Réalisé par Brad Bird, habituellement "spécialiste" de l'animé chez Pixar (Indestructibles, Ratatouille), ce quatrième opus de la franchise confirme avec rythme et humour l'orientation imprimée par son prédécesseur : divertissement, rythme et pure action.

Entre James Bond (période Pierce Brosnan) et Jason Bourne ce Mission Impossible redouble de créativité pour livrer ses morceaux de bravoure dans les décors le plus prestigieux du globe (Le Kremlin, Dubai...). Décomplexé, à la limite du super-héros, Ethan enchaîne les prouesses impossibles avec pour seul but l'efficacité du divertissement.

Efficace et soigné, Mission Impossible se pose donc en blockbuster survitaminé de qualité. S'il assume sa fonction et remplit son cahier des charges, il ne faudra pas pour autant espérer y trouver quelconques surprises. Les exploits des super agents sont tellement inexorablement voués à la réussite certaine et absolue, qu'il en devient difficile de réellement vibrer pour eux ! C'est le propre des héros, mais ici l'overdose de certitude tue l'intensité et, d'une certaine manière, rend le spectateur passif au milieu de ce déluge de feu et de fureur.

Parfait dans son genre (trop ?), Mission Impossible Protocole Fantôme, par son perfectionnisme, en vient à manquer cruellement de vie. Doorama lui préfèrera donc le précédant épisode, ne serait-ce que pour l'intensité de sa scène d'ouverture... On ne retrouvera pas de tels enjeux dramatiques dans ce MI 4, et c'est bien là ce qu'il lui manque.
On consomme, on s'amuse et on oublie vite ...trop vite !