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La Ballade de l'Impossible - Norwegian Wood (Tran Anh Hung, 2010)


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Il y a quelque chose de magique et envoutant dans cette ballade...

Norvegian Wood nous conte une tragique histoire d'amour dans le Tokyo des 60's, une de ces histoires impossible, non sans rappeler la nonchalance des Amants du Cercle Polaire.

Il vous faudra certes vous abandonner au rythme lent, très lent de Tran Anh Hung pour gouter aux joies de cette promenade, mais le beauté de sa mise en scène et la finesse de ses personnages risquera bien, alors, de vous faire chavirer.

La Ballade de l'Impossible distille son coté tragique avec autant de force et de conviction que l'amour dont il est question. Il est comme figé, tel le souvenir d'une sensation.

Une fois de plus, Tran Anh Hung use de cette sensualité qui caractérise tant son style. Il réussi à nous immerger dans un univers d'une grande poésie, sensible et mélancolique sans verser dans le sentimentalisme.
Une véritable caresse...
 
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I come with the rain (Tran Anh Hung, 2009)


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Kline est un ex flic de Los Angeles est engagé par un riche industriel dont le fils a subitement disparu aux Philippines. Son enquête le mène à Hong-Kong où il retrouve son ami inspecteur qui tente de coincer un mafieux local. Alors que le passé douloureux de Kline refait surface, son enquête l’emmène vers d'étonnantes révélations sur celui qu'il recherche...

Étonnant mélange que ce I Come With The Rain. Un réalisateur vietnamien, un casting américain(Josh Hartnett), coréen (Byung-hun Lee de I Saw the Devil ou Bittersweet Life) et japonais, pour une production européenne tournée à Hong-Kong, Los Angeles et aux Philippines, le tout sur une bande de Thee Silver Mt. Zion, Radiohead et Godspeed You Black Emperor... Par où commencer ???

Il est évident que Tran Han Hung est visiblement plus à l'aise dans la chronique intimiste ( les sublimes L'Odeur de la Papaye Verte, Cyclo, A la Verticale de l’Été) que dans le registre du thriller. Il signe ici son plus mauvais film, le démarrant comme un thriller sombre et l'achevant dans la contemplation, ces deux aspects se dévorent l'un l'autre ! Tran Han Hung réussi pourtant à revisiter les codes du genres, mais le résultat est une oeuvre batarde dans laquelle il est bien difficile de faire le tri entre le "réussi" et le "raté", un fourre tout bordélique. I Come With The Rain donne l'impression d'être en cours de montage, encore indécis sur ses choix, non fini. 

Malgré ce ratage relatif (ou à cause ?) le film impose un rythme complètement atypique et une personnalité assez étonnante. Il devient un "objet" assez unique, dans lequel la sensualité de Tran Han Hung s'exprime à fond, l'ambiance éthérée fascine et l'approche contemplative de certains passages frôle la fulgurance. 

Au final, I Come With The Rain mérite quand même le détour pour son étonnante forme, mais cette histoire qui va de l'enfer au ciel, risque fort d'irriter le plus grand nombre ! 
NDLR : La rédaction de doorama à décidé de remonter le film à 7 sur l'échelle de l'évolution pour deux raison :
1) la folle ambition de son réalisateur (quelque soit le résultat) et le rythme nonchalant de l'oeuvre
2) Parce que malgré ses défauts, il ne pouvait pas être au même niveau de l'échelle qu'un X-Men ("Soyons cohérents...)"


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