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Bad Ass (Craig Moss, 2011)


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A Los Angeles, Frank devient un héros local lorsqu'il sauve d'une agression le passager d'un bus. Et lorsque son meilleur ami se fait assassiner, Frank compte bien ne pas laisser ce crime impuni, il va alors découvrir que la mort de son ami est lié à des magouilles entre le maire et un criminel du quartier.

Bad Ass retrouve les fondamentaux du cinéma d'action des années 80, tendance justicier, et à la manière d'un hommage au genre nous livre son scénar type du pépé qui prend les choses en main. Pour son style général, Bad Ass ressemble à Hobo With a Shotgun ou bien encore à Machete, quand à son personnage, on pense bien sur à Eastwood avec son Gran Torino (à la différence qu'ici, c'est juste pour le fun).

Danny Trejo revêt l'uniforme de ce gentil sexagénaire (ex vétéran du vietnam) qui décide d'agir quand la police ne le fait pas. Même si son personnage aux allures de geek attardé (short et banane old school en guise d'emblème) est écrit avec humour, l'évidence saute aux yeux : Danny Trejo est aussi infiniment sympathique et charismatique que mauvais acteur ! Pas grave... : on aime quand même son incomparable gueule !

Bad Ass se construit autour de nombreuses bastons, mais là encore l'évidence s'impose : le rythme n'est pas là, le montage primitif, et Bad Ass se traine, à l'image de son vieux personnage. Bad Ass n'a bien sûr pas d'autre prétention que de pondre une série B estampillée 80's, mais la pauvreté générale du projet, tant scénaristique qu'au niveau de sa réalisation, est loin de convaincre et d'emporter l'adhésion.

On peut voir en Bad Ass un agréable petit film-hommage, mais si agréable soit cette aventure volontairement simplissime et bourrin, et si amusant soit son personnage, il ne propose au final qu'un divertissement puéril et enfantin qui n'est hélas pas sauvé par son second degré (ou plus !).

La médiocrité généralisée plane donc sur Bad Ass ! Néanmoins, Il parvient à dégager un certain capital sympathie, il caresse nos souvenirs d'enfance et, regardé avec un oeil bienveillant, est capable de faire naître un petit parfum de revival nostalgique pas si désagréable que ça. Bad Ass restera donc visible, mais à certaines conditions seulement : appartenir aux fans les plus durs et inconditionnels du genre vigilante, aimer les nanars 80's ou bien être en quête d'un petit plaisir régressif, simple et inoffensif, pour offrir à son cerveaux fatigué !
Bref : mauvais, mais sympa.