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Only God Forgives (Nicolas Winding Refn, 2013)


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A Bangkok, le frère de Julian est assassiné par la police locale. L'arrivée de sa mère pour récupérer le corps, va le pousser à chercher vengeance.

Oui, c'est avec un scénar digne des plus mauvais films de Van Damme que l'auteur de Drive nous revient sur les écrans... Nicolas Winding Refn retrouve Ryan Gosling et nous offre un film comme il en a le secret : excessivement violent, d'une beauté visuelle hyper travaillée et explorant les codes d'un genre comme il l'avait fait avec Valhalla Rising (Le Guerrier Silencieux), comprenez donc comme aucun autre ! Beaucoup détesterons le nouveau Refn... nous non : bien au contraire même !

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The Bunny Game (Adam Rehmeier, 2010)


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En tombant, au hasard de ses clients et de ses défonces artificielles, sur ce routier peu sympa, une jeune femme va se retrouver séquestrée à l'arrière de son camion. Elle va devenir le jouet du routier, et subir toute sa violence et sa perversion. Comment se terminera cette terrible rencontre ?

Expérimental ? Extrême ? Puissant ? Génial ? Ou bien...  ? The Bunny Game ne s'adresse pas au grand public, cette séquestration d'1h15 navigue entre perversion et brutalité sans le moindre temps de respiration... Soutenu par un noir et blanc élégant, une bande-son anxiogène, une réalisation stylisée et un montage cut brutal, The Bunny Game avait tout pour plaire notre rédaction, particulièrement preneuse de pépites noires et vénéneuses... Pourtant rien de ce que nous en attendions n'a rencontré de satisfaction, et surtout pas notre masochisme malsain, notre goût d'aimer être malmenés. The Bunny Game à fait naître un rejet total de notre part, mais pas pour les bonnes raisons...

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Ichi The Killer (Takashi Miike, 2001)


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Kakihara cherche son chef de clan qui a mystérieusement disparu. Adepte de la douleur extrême, mais aussi de méthodes de tortures hors-pair, il porte ses soupçons sur le clan rival, mais découvre ensuite que c'est un redoutable tueur qui est à la base de la disparition de son chef. Un certain Ichi... Un tueur aussi violent que Kakihara... Qui atteindra l'autre en premier ?

Adaptation extrême et déjantée du manga éponyme, Ichi the Killer à tout de cet esprit nippon, lorsqu'il se réfugie dans l'excès. Un yakuza adepte de la torture et de la douleur affronte un tueur atypique et refoulé... Dans les mains d'un réalisateur aussi barré que Takashi Miike, le "ride" ne pouvait être que radical et extrême ! Grand défouloir tordu limite hardcore, le manga trouve sans doute en Miike le réalisateur idéal...

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End Of Watch (David Ayer, 2012)


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Brian Taylor et Mike Zavala sont policiers dans les quartiers chauds de la Cité des Anges. Équipiers  amis, leur quotidien est fait de complicité dans l'habitacle de leur véhicule et d'une complémentarité sans faille lors de leurs interventions souvent périlleuses. Bons flics, ils le sont certainement, et forcément, dans ces quartiers tenus par les gangs,ce qui attire l'attention, ce n'est pas leur courage, mais leur zèle gênant....

Voici la bonne surprise de la semaine. Alors que nous n’espérions qu'un action movie bien fagoté, c'est la présence de l'excellent Jake Gyllenhaal que notre attention s'est portée sur End Of Watch, et en a été récompensée. Plongée documentaire et tendue dans le quotidien des flics de LA, End of Watch, malgré une mise en image un poil énervante, s'impose doucement pour dépasser le simple divertissement et nous proposer une virée aussi attachante que nerveuse.

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The Great Ecstasy of Robert Carmichael (Thomas Clay, 2005)


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Dans une petite ville côtière d'Angleterre, Robert Carmichael est un garçon ordinaire, un peu introverti,  dont le vraie personnalité oscille entre l'éducation que lui inculque sa mère et l'attirance qu'a sur lui ses mauvaises fréquentations, notamment Joe, un petit délinquant, dealer et sans repères. La pratique du violoncelle se révélera moins attirante que la liberté que semble procurer la défonce avec Joe...

C'est du coté du Funny Games, de Michael Haneke, de l'univers de Larry Clark, ou même d'Orange Mécanique qu'il faut regarder pour accepter la proposition de The Great Ecstasy of Robert Carmichael. Regard dénué de toute morale sur la violence d'un fait divers, le film de Thomas Clay expose un quotidien anodin, presque ennuyeux, qu'il vient opposer avec quinze minutes finales d'une brutalité extrême et choquante, qui laisse le spectateur nu.

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Sasori (Joe Ma, 2008)


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Obligée d'assassiner une personne, Nami est envoyée en prison. Elle devra apprendre à survivre dans cet univers violent, et attendra sa sortie de prison pour se venger de ceux qui l'y ont conduit.

Le japon des 70's accouchait de séries B transgressives, populaires, dont certaines sont devenues cultes : Sasori, La Femme Scorpion  était de ces séries et en dépit d'une qualité pas toujours au rendez-vous, la série est restée un repère cinématographique dotée d'atouts certains et largement jouissif. Sasori version 2008 est donc un remake de l'original de Shunia Ito, cette fois réalisé par Joe Ma. L'histoire est similaire, mais cette fois-ci le thème de la vengeance change de camp : après sa vision, c'est le spectateur qui crie "vengeance" !

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Apportez-Moi La Tête d'Alfredo Garcia (Sam Peckinpah, 1974)


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Un parrain mexicain promet 1 million de dollars à qui lui rapportera la tête d'Alfredo Garcia, pour avoir mis sa fille enceinte. Benny, simple musicien dans un piano-bar, part à sa recherche accompagné de sa petite amie, et ex d'Alfredo, Elita. Mais rapporter la tête pour toucher la récompense ne sera pas aussi facile qu'il l'imaginait : Alfredo Garcia est mort et enterré, et Benny est loin d'être le seul à vouloir cette tête...

On entend souvent parler de Apportez-Moi La Tête d'Alfredo Garcia comme l'un des meilleurs film (certains disent LE meilleur) de Sam Peckinpah, et bien que nous lui préférions Croix de Fer ou Les Chiens de Paille, il faut bien reconnaître la formidable efficacité de son scénario et sa fascinante noirceur.


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La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X (Yutaka Kohira, 1977)


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Sasori retourne en prison après sa tentative d'assassinat sur un député qui l'avait manipulée. De nouveau coincée entre un personnel pénitencier hostile et des co-détenues déchaînée, Sasori ne souhaite pourtant qu'à s'échapper pour appliquer sa vengeance à tous ceux qui l'ont trompée.

Second visage à succéder à Meiko Kaji, Takeo Chii endosse les habits de Sasori, ou plutôt ce qu'il en reste dans cet ultime épisode. Sasori fera de nouevau l'objet de films, mais il faudra attendre 1991 pour que le cinéma s'y intéresse de nouveau.

Dans La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X , le personnage est vidé de tout sens, dépouillé de tout charisme et ne réagit plus que par réflexes aux plates péripéties concontées par les scénaristes (eux aussi fatigués). Trahison ultime à la franchise, Sasori troquera son noir uniforme final (déjà que dans Sasori 5... mais bon, ça passait encore...) contre un noir et blanc !

Si les scénarios ne nous ont jamais totalement déçu durant toute la série malgré leur transparence, celui de cet épisode frôle l'indigence et dégage une désagréable sensation de bâclé. Nous aurions pu passer sur ce "détail", mais la réalisation de cet épisode frôle le minimum vital et son absence totale de soin rappelle le pire de la production nippone, ne dépassant pas le niveau d'un épisode de Spectreman.

Peu de choses sont à sauver de cette fin de cycle, mis à part (et encore...) la cavale de Sasori enchaînée avec son ancien gardien. Le jouet semble définitivement cassé. Vidé de tout fun, de toute once d'originalité, et de tout les plaisirs inhérent ce type de cinéma, la série Sasori se termine à bout de souffle sur un épisode plat et ennuyeux.


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La Nouvelle Femme Scorpion : Prisonnière n° 701 (Yutaka Kohira, 1976)


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La soeur de Sasori est assassinée à cause d'une affaire politique. Accusée du meurtre de sa soeur par son petit ami, Sasori est emprisonnée et doit éviter de se faire tuer pour assouvir sa vengeance.

Yumi Takigawa remplace Meiko Kaji, et endosse le rôle de Sasori dans cette cinquième aventure qui puise tous ses ingrédients dans l'épisode originel. Trahie, emprisonnée, violée, humiliée et battue, Sasori retrouve pour ainsi dire le "train-train quotidien" du premier opus, y compris, bien sûr, son petit rituel final...

Les producteurs ressortent la violence sadique et retrouvent un certain goût pour le voyeurisme. Ils renouent aussi avec une volonté de retrouver la forte identité visuelle qui caractérisait le début de la série (le procès de Sasori est à ce titre intéressant). Si Sasori retrouve un peu de jeunesse (22 ans dans cet épisode !) en se souvenant de son glorieux passé, c'est malgré tout à une réutilisation peu originale et une pure exploitation marketing que l'on assiste ici.

La Nouvelle Femme Scorpion : Prisonnière n° 701 retombe donc exactement là où la série trouvait son inspiration : une histoire de vengeance vendue à grand coup de tétons, de sévices et de violences carcérales, mais sans aucune tentative d'y apporter une quelconque nouveauté. Faute de retrouver la créativité et le souffle d'invention des premiers films, Sasori 5 (c'est plus court ainsi) aura le mérite de proposer un honnête film de genre, tout du moins pour les amateurs de films orientés "prison pour femmes"...

Le scénario n'apportera rien de neuf, mais exploitera cependant habilement son cahier des charges (reprendre les éléments initiaux de Sasori, retrouver les codes des films carcéraux) pour proposer au final un film rythmé et encore aujourd'hui tout à fait visible auprès des amateurs hardcore de séries B 70's un peu racoleuses. Vide sur un plan purement cinématographique, mais non exempt de toute saveur... Largement plus fun que le précédant, on le préfère à Sasori 4. Mais l'absence de Meiko Kaji et son manque flagrant d'ambition cantonnent cette Nouvelle Femme Scorpion à n'être qu'un film d'exploitation parmi tant d'autres.


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La Femme Scorpion : Mélodie de la rancune (Yasuharu Hasebe, 1973)


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Sasori, toujours en fuite, est aidée par un ancien activiste. Mais un inspecteur de police tenace et décidé revient sur leur trace et utilise ce dernier pour capturer Sasori et la renvoyer en prison.

Episode 4 : changement de réalisateur, et les choses s'en ressentent ! Le personnage de Sasori, auparavant si dangereuse n'est plus que l'ombre d'elle même dans cet épisode. Si on réutilise tant bien que mal les codes installés par les premiers films, il faut bien reconnaître que tout poison semble avoir été retiré au scorpion.

Les extravagances visuelles elles aussi sont absentes de cet épisode, et il faudra attendre les 10 dernières minutes pour retrouver un semblant de peps sur l'écran, pâle vestige des splendeurs d'antant. Quand au scénario, La Mélodie de la Rancune tente de renouer avec les recettes des précédents (trahison, prison, haine focalisée), mais même le passage par la case prison ne parvient pas à retrouver le feu sacré, cette fougue et cette énergie qui caractérisait la série.

La violence est timide, l'érotisme semble vécu comme un "mal nécessaire" pour assurer la poursuite de la franchise, quand à Sasori, elle n'attire plus les haines, violences, humiliations et autres brimades quotidiennes de la vie comme avant ! Privée de son énergie elle ne restituera qu'une vengeance un peu molle, non alimentée par la violence elle n'en restituera très logiquement que peu.

En bout de course et victime d'un changement de réalisateur, ce qui faisait l'originalité de la série et lui donnait son intérêt disparait. Plus de transgression, plus d'excès, plus d'expérimentations, plus de jeu sur les codes, La Mélodie de La Rancune entonne un refrain bien peu entrainant. Privé de toute inventivité et créativité, la série retourne doucement de là où elle était sortie et ne propose plus qu'un cinéma de genre banal qui recycle sans cesse les même recettes.

Sasori, aussi appelée Nami, aussi appelée Matsu, aussi appelée prisonnière 701, ne livrera pas son chant du cygne avec cette dernière apparition de Meiko Kaji, puisque qu'elle sera remplacée par une autre actrice dans les deux épisodes suivants. Il faudra se tourner vers les Lady Snowblood pour retrouver le belle actrice...



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La Femme Scorpion : La Tanière de La Bête (Shunya Ito, 1973)


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Sasori fait profil bas dans sa cavale. Mais l'inspecteur à qui elle a tranché un bras la traque, et les problèmes de la prostitué Yuki avec la pègre deviennent siens. Pour rester libre, Sasori doit se débarasser de ces deux problèmes.

On continue notre exploration de la série Sasori avec ce troisième épisode qui s'éloigne de l'univers carcéral. Sasori qui faisait pourtant son possible pour rester loin de la violence se retrouve rattrapée par celle-ci, et redeviendra même le bras vengeur de Yuki contre la mafia locale dirigée par une ancienne co-détenue.

Moins trépidant que les deux premiers, cet opus creuse la facette compassionnelle de l'héroïne, puisqu'elle épousera la cause d'une autre pour achever ses propres objectifs. Plus urbain et moins lyrique que ses prédécesseurs, La Tanière de La Bête laissera quand même chez le spectateur deux souvenirs inoubliables : Sasori en fuite avec le bras coupé de l'inspecteur pour l'accompagner (le rongeant ensuite avec les dents dans un cimetière...!), et une cruelle chef mafieuse, véritable reine maléfique-avorteuse façon Blanche-neige, régnant sur une horde de petites frappes comme sur ses corbeaux...

Cette nouvelle aventure de Sasori délaisse sa quête de reformatage des codes, sous forme d'images évocatrice fortes, au profit d'une exploration plus intérieure de la facette humaine (moins animale est plus adapté), de sa mortelle femme scorpion, voir même sa compassion de mère ! Moins de prison, plus de yakusa, un zeste de provocation (l'érotisme se teinte aussi d'inceste ici !) et toujours la sublime Meiko Kaji et sa vénéneuse beauté, voilà les ingrédient de ce troisième volet de la ténébreuse femme scorpion !

Et puis, puisqu'on vous abreuve de ciné de genre nippon, on voulait aussi s'assurer que vous connaissez bien l'autre série en vogue à la même période : la série Baby Cart (1972-74, 6 films) sur un ronin qui écume les route avec un enfant dans un berceau (armé comme un tank !)... Pourquoi la Rédaction vous sort ça ? Parceque là aussi les vieux codes du genre samouraïs étaient revisités à grand coup de geysers de sang écarlate et que le psychédélisme de l'époque trouvait aussi un certain terrain d'expression dans ce renouveau des codes. C'était comme ca dans le ciné populaire au japon : sexe, violence et transgression ! 

Mais pour finir avec La Tannière de La Bête : ce troisième volet fuit toujours autant le "grand cinéma" pour se réfugier dans un cinéma populaire riche en couleur et passionnant à décortiquer. Ce scorpion là est comme une grosse crevette, on adore lui retirer sa carapace...
Un petit plaisir de cinéphile, quoi !


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La Femme Scorpion : Elle s'appelait Scorpion (Shunya Ito, 1972)


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Après avoir empêché l'avancement du directeur de la prison, Matsu s'évade de la prison avec 6 autres prisonnières. Fou de vengeance le directeur met tout en oeuvre pour récupérer les évadées.

Deuxième épisode de la série des Sasori, toujours aussi baroque et déjanté. Cette fois Matsu, plus muette que jamais (allez... trois répliques dans tout le film...), partage sa cavale avec des criminelles, compagnes de route mais aussi menace permanente. Quand au thème de la Vengeance il est dans cet épisode décuplé et auto-entretenu : le directeur veut se venger de Sasori, qui se venge des humiliations qu'il lui a fait subir, ce qui augmente sa haine et son envie de vengeance... etc...

Plus que jamais, Sasori est un être seul et rejeté du monde, masculin comme féminin. Elle semble condamnée à subir toutes les violences et humiliations possibles, et conditionnée à leur répondre par la seule réponse possible : la mort qu'elle délivre par sa "piqure". Parsemé de scènes oniriques (un étonnant passage façon kabuki pour conter les parcours des fuyardes), cet épisode dont le scénario tient sur un timbre poste, joue plus que jamais sur le rythme des scènes en les rallongeant exagérément. Se lit alors sur les longs plans du visage de Sasori tout ce qu'elle ne dit plus.

Le petit laboratoire d'expérimentation cinématographique amorcé dans le premier épisode fonctionne à plein dans Elle s'appelait Scorpion. Comme cette étonnante scène où l'une des prisonnières va, seule, chercher son fils dans sa famille, le visage de Matsu incrusté en surimpression toute la scène durant. Dans cet épisode Matsu occupe aussi une nouvelle rôle, elle semble décider de quand, et à qui, la sanction doit s'appliquer : son statut d'ange exterminateur se précise et son uniforme de bourreau se confirme. Au travers de la vengeance qu'elle délivre, c'est toute les femmes qu'elle venge ! Définitivement, cet épisode est un "Girl Power" dont la fin n'est pas sans évoquer un lointain Thelma et Louise.

Sur un plan cinématographique au sens large (sa valeur artistique, le sens et le message d'un film... ), Elle s'appelait Scorpion est au moins aussi "mauvais" que le précédant épisode ! Mais si on l'aborde sous l'angle de l'intérêt cinématographique, alors la boîte de Pandore s'ouvre de nouveau avec cet épisode. Elle s'appelait Scorpion récupère le nouveau "mythe" créé dans le premier film, et comme un enfant avec un nouveau jouet, teste, expérimente et pousse Sasori vers de nouvelles expérimentations visuelles. On préfère quand même le premier pour son coté "mythe fondateur", mais ce petit plaisir de cinéphile à de la gueule...


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La Femme Scorpion (Shunya Ito, 1972)


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Nami Matsushima est manipulée et trahie par son amant policier. Emprisonnée, silencieuse, elle fait face aux humiliations du personnel pénitencier et aux violences de ses co-détenues. Elle ne pense qu'à s'évader pour se venger.

Série de 6 films entre 1972 et 1977 (dont 4 les deux premières années) La Femme Scorpion prend pour héroïne une femme trahie et humiliée (Nami Matsushima "Sasori", interprétée par le magnifique Meiko Kaji), la prisonnière numéro 701, devenue ivre de vengeance par les violences qu'elle a subi de la part des hommes (et aussi des femmes).

Pur série B d'exploitation 70's, la série Sasori vend au spectateur violence, érotisme, humiliation carcérale, sadisme, cruauté et vengeance. Mais à force d'excès, d'hyper-stylisation et de travail sur des thèmes basiques, ce qui n'était destiné qu'à tuer 1h30 et soutirer quelques Yens est finalement devenu culte.

D'abord ce premier opus bénéficie d'une mise en scène somptueuse et inventive. Cadrages obliques jusqu'à l'extrême, effets de lumières transformant ses personnages en véritables sorcières (issues d'un Kwaïdan et à coté desquelles un Suspiria n'est peut être pas aussi inventif que cela), flashbacks sur décors théâtraux mobiles, utilisation sublimée des décors studios, effets de mise en scène : telles sont les marques de fabrique visuelles de ce premier opus qui ne cesse de multiplier les recherches et inventions de mise en scène pour dynamiser son rythme et transmettre son symbolisme.

C'est justement sur ce "symbolisme" que la série Sasori accède au statut de culte. Poussant les curseurs à l'extrême, ses situations transcendent les stéréotypes et parviennent à fabriquer de nouveau codes ! Nouveaux codes de la femme et de la femme-héroïne, nouveaux codes de cruauté et de sadisme, mais aussi de nouveaux codes narratifs et de personnages, etc...  Et puis comment ne pas envisager une relecture du mythe de Frankenstein, puisque Sasori est un monstre créée de toute pièce (ici crée par les violences et trahisons dont elle a été l'objet), presque muette elle aussi (elle substitue efficacement le geste à la parole...) et elle aussi porteuse d'une innocence perdue. Personnage à la fois victime et ange exterminateur, implacablement destinée à la souffrance, les  violences qu'elle subit se retourneront toujours vers les coupables. Sasori est femme-objet par les actions des autres et condamnée à être un perpétuel instrument de vengeance. A la fois féministe et machiste, suivant les points de vue, la série des Femmes Scorpion véhiculent aussi une certaine idée de la femme, la rendant pour l'occasion bien plus mortelle que l'homme et en profitant pour filer, comme ça, mine de rien, un petit zeste de critique sociale.

Excès de chaque instant, les Sasori transforment des trames presque enfantines en films stylés et baroques. On comprends facilement comment cet univers fait de fantasmes exacerbés a pu marquer et fasciner toute une génération de réalisateurs (Tarantino et ses Kill Bill, Park Chan-wook et son Lady Vengeance...). Episode après épisode,  la série Femme Scorpion développe et installe un jeu avec le spectateur, elle récupère ainsi tous les codes cinématographique de différents genres (ceux des films de prison, des films érotiques, de vengeance mais aussi des personnages du loup solitaires et autres  méchants inoubliables) et en livre une vision modernisée, quelquefois psychédélique, complètement libre et déjantée, créative et sans aucune limite visuelle, dont l'objectif principal semble être de surprendre le spectateur.

Cinéma crétin et stérile au premier abord, c'est en fait à un creuset d'invention et d'énergie que nous sommes confrontés. Du B, du Bis comme on l'aime, un foisonnement expérimental et no-limit de procédés cinématographiques, du cinéma libre de toutes contraintes (à l'exception du Genre exploité) ou se côtoient, certes, le pire comme le meilleur ! Bien sûr que c'est mauvais... mais "qu'est ce qu'on adore ça" !

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Eden Lake (James Watkins, 2008)


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Lors d'un week end en camping, un couple tombe sur une bande de jeunes turbulents et provocateurs. Un incident va transformer la tension en escalade de violence brutale contre le couple.

Entre thriller, survival et horreur, Eden Lake frappe fort ! Soutenu par Kelly Reilly (l'anglaise de l'Auberge Espagnole) et Michael Fassbender (Prométheus, Shame), le film installe doucement son drame, puis gère très efficacement son déchainement de violence, sans tomber dans le ridicule ou l'excès.

Film de genre dense et maîtrisé, Eden Lake, à l'instar de pas mal de cinéma de genre anglais de ces dernières années, incorpore dans son jeu de massacre la violence des ados (on pense à Ils, mais en meilleur). Le choix de cet élément social comme thème de fond, donne à Eden Lake une force indéniable, atténuant son coté horrifique pour le tirer de nouveau vers le drame.

Brutal, voire radical, Eden Lake parvient à installer une intensité sans faille (bien qu'en début d'essouflement vers sa fin) au cours de laquelle il propose de réels moments de tension et de peur, tant son coté fait-divers (on pense à Ils) prend le pas sur le simple thriller de divertissement.

Vénéneux et maitrisé, le film de James Watkins (La Dame En Noir) est est un film de sang, de sueur et de boue qui séduira les amateur de sensation fortes. Sans aucune autre ambition que de faire le show durant ses 90minutes, il est au final un film de genre jouissif qui secoue le spectateur, il est aussi un film de genre qui s'affranchit des limites de ce type de cinéma en laissant derrière lui un véritable sujet de réflexion.

Décidément, on adore les anglais quand ils s'amusent à se faire peur, et encore plus lorsqu'ils le font avec leurs propres démons : l'horreur, la vraie, celle qui fait peur au lieu d'amuser, n'est pas faite de monstres ou les tueurs psychopathes, mais se cache dans les brèches de notre société !


Les Promesses de l'Ombre (Eastern Promises, David Cronenberg, 2007)


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A Londres, le journal intime d'une mère de 14 ans morte en couche, tombe entre les mains de la sage-femme. Afin de le traduire, celle-ci entre en contact avec Semyounn un homme dont elle ignore l'appartenance à la mafia russe et son implication dans la mort de ce cette jeune mère, violée. Elle fait la connaissance de Nikolai, l'homme de main et chauffeur de Semyoun, alors que la menace russe se resserre sur elle.

Puissant triller, original, sombre et violent, de Cronenberg pour cette deuxième collaboration avec un Viggo Mortensen (après History Of Violence) absolument éblouissant d’ambiguïté et de charisme. Les Promesses de l'Ombre tire en partie son énergie de sa minutieuse et inquiétante peinture du milieu trouble de la mafia russe à Londres, pour l'autre partie : la richesse des thèmes chers à Cronenberg fait le reste !

Précis, efficace et parfaitement construit (à l'exception de sa fin peut être un peu rapide, mais rattrapée par un vertigineux plan final !), Les Promesses de l'Ombre bénéficie de la fascination de Cronenberg pour la violence des corps et les souffrances et déformations qu'ils renferment (les tatouages russes et leur histoire en sont une belle illustration).

Une scène résume à elle seule la puissance et l'intelligence des Promesses de l'Ombre : un combat dans un bain public, entre Mortensen, nu, seulement vêtu de ses tatouages, au prise avec deux agresseurs, habillés et armés de couteaux d’équarrissage... La fragilité du corps confrontée à la violence extérieure, la puissance du même corps, les entailles dans la chair (la chair, l'intérieur, fascine Cronenberg... cf Faux Semblants)... Cronenberg, par ce que font naître ses choix de mise en scène, fait pénétrer chez le spectateur une multitude d'information dont aucune ne laisse impassible. Une scène absolument incroyable !

Les Promesses de l'Ombre est une grande réussite de Cronenberg, aussi riche qu'abordable, c'est un film dense et sobre, sombre et puissant, qui (vous l'attendiez...) "tient toutes ses promesses" !


Battle Royale (Kinji Fukasaku, 2000)


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Afin de "dresser" un peu ces ados qui ne respectent plus les adultes, le Gouvernement a voté la loi Battle Royale. Chaque année une classe est envoyée sur une ile, sous la supervision des militaires, des armes leur sont distribuées, ils ont alors 3 jours pour s'entretuer : 1 seul seulement doit rester debout à la fin.

Kinji Fukasaku est surtout connu pour ses films de yakusas dans les 70's (Combat sans Code D'Honneur, Guerre des Gangs à Okinawa...). Avec Battle Royale il adapte un celèbre roman japonais d'anticipation.

Parfaitement facho sur les bords (mais "pour rire"), le pitch de BR est aussi provocateur que sa violence est graphique. Durant près de deux heures s'enchaînent tueries (variées et énergiques) et ironie sous l'oeil d'un Takeshi Kitano toujours aussi inquiétant et savoureux.

Battle Royale est un grand défouloir sur fond de critique sociale masquée (l'utilisation du classique y résonne comme un lointain écho de la réflexion de Orange Mécanique), mais il se concentre rapidement sur le pur survival extrême et déjanté (quand les japonais se lâchent, le no-limit n'est pas loin !). Série B nerveuse et réjouissante, Battle Royale s'essouffle cependant assez clairement sur sa fin, la faute à le répétition de ces situations mortelles.

Battle Royale n'en demeure pas moins un jeu de massacre réalisé avec conviction (pas très beau à l'image, mais habilement rythmé, notamment par ses inserts des survivants) qui ravira les amateurs de série B de qualité. Kinji Fukasaku y aborde la perte de la valeur honneur à la japonaise, de manière bien plus ludique que les films de yakusas qui ont fait sa réputation. On peut qualifier BR de film coup de poing, par son sujet audacieux et provocateur (il s'agit d'un retour aux arènes, mais en remplaçant les gladiateurs par nos propres enfants...), mais si fun soit-il, on préfère le désespoir noir et sérieux de ses films 70's à ce défouloir finalement assez manga sur les bords (même si c'est pour notre plus grande joie que nous assisterons à ces geysers de sang sortant de notre progéniture). 

La Colline A Des Yeux (The Hills Have Eyes, Alexandre Aja 2006)


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Une famille tombe en panne en plein désert elle se retrouve sauvagement attaquée par des individus cruels et difformes.

Ce remake de La Colline A Des Yeux de Wes Craven s'inscrit dans la veine de ces grands films d'horreur 70's qui se sont vus dépoussiérés cette décennie (Last House On The Left, Massacre à La Tronçonneuse, Zombie, etc...) et, à l'instar de ces récents concurrents s'en sort plutôt pas mal.

Très fidèle à son original, le film de Alexandre Aja (déjà coupable de l'excellent Haute Tension) prend cependant la liberté de modifier le profil de la famille d'agresseurs en insistant sur ses origines liées aux essais nucléaires américains et en augmentant leur apparence monstrueuse. La conséquence est immédiate : cette version, bien que plus efficace (voire très efficace) privilégie une horreur plus superficielle et divertissante que réellement dérangeante (sauf cet étonnant plan, plutôt culotté, de bébé braqué au magnum ! Gonflé le Aja). Il remplace l'agression d'une famille par une autre en agression d'une famille par des "monstres". Plus ludique, mais moins effrayant...

Moins malsain que son modèle (et bien plus gore), la cure de jouvence de Aja permet à La Colline A Des Yeux de retrouver une intensité et un rythme tout à fait appréciable, et le tout avec une image somptueuse et chaude (on sent le désert dans cette version !). Le remake de Aja est loin d'être inutile, il respecte l'esprit de son modèle, il en livre une lecture plus facile, en le rendant plus fun et divertissant, et surtout élague dans ce qui était aujourd'hui ridicule dans l'original (la psychologie des personnages est allégée et affinée et le chien joue mieux ! si, si !).

On sent qu'Aja aimait la version de Craven et qu'il souffrait de la voir vieillir, cette simple observation permet à ce énième remake de l'horreur 70's de tenir parfaitement ses promesses et de proposer 1h40 d'horreur bien balancée. A doorama on préfère quand même la gêne que procure l'original de 1977, quitte à en supporter ses nombreux inconvénients.

La Colline A Des Yeux (The Hills Have Eyes, Wes Craven, 1977)


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Une famille tombe en panne en plein désert. Au beau milieu de nulle part, elle se retrouve pourtant sauvagement attaquée par des individus cruels et déterminés.

Les plus jeunes d'entre vous connaissent Wes Craven pour Scream, ou bien encore les Griffes De La Nuit (Freddy quoi...), mais avant de vendre la peur au format grand public, il a réalisé La Dernière Maison Sur La Gauche et La Colline A Des yeux, tous deux vécus à l'époque comme des électrochocs.

Si il ne reste presque rien de sa mise en scène et que La Colline A Des Yeux n'est pas très beau à voir (petit budget filmé sans aucun génie), son intérêt demeure aujourd'hui quant à la radicalité de son histoire, tout à fait intacte ! Ne reculant devant rien pour illustrer la sauvagerie et la barbarie de son scénario, Wes Craven frappait fort, si fort qu'aujourd'hui encore son film reste vénéneux et gorgé de poison.

Une famille de dégénérés cannibales et désociabilisés (on pense à Massacre A La Tronçonneuse...) s'en prend à une charmante petite famille américaine type, et c'est pour Craven l'occasion de briser toutes les limites (le cadavre de la mère transformé en piège... et puis, il est quand même question de "manger le bébé"...!) pour donner vie à cette explosion de violence brutale. Ici, pas de discours moralisateur sur "la violence c'est pas beau", c'est même la morale elle même (la famille gentille) qui est attaquée  par la nature sauvage (la famille méchante) et Craven oppose en permanence ces deux mondes, imposant alors au spectateur impuissant les démonstration radicales de la supériorité de la force brute sur la morale (rassurez-vous, ca ne durera qu'un temps, la morale sera sauve à la fin, mais à quel prix !).

La Colline A Des Yeux à donc certes vieilli dans sa forme (les ridicules scènes d'attaque du chien...), mais son énergie hargneuse et provocatrice coulent toujours dans ses veines. Le film de Craven fait naître encore l'indignation, utilisant la violence comme un puissant véhicule jusqu'à l'horreur. Il garantit la peur et l'inconfort du spectateur en lui montrant un bonheur déchiqueté par l'irruption d'une barbarie "gratuite" (élément indispensable à tout bon fait divers, si l'on y réfléchit bien...). La Colline A Des Yeux sous ses allures d'obscur nanars d'horreur 70's reste une belle trace de cette révolte qui a traversé le ciné US de cette décennie. Cheap, c'est vrai, mais toujours aussi dérangeant.


Sket, Le Choc du Ghetto (Nirpal Bhogal, 2012)


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East London... La violence dans les rues, n'est pas que le fruit des garçons ! A la suite du décès de sa grande soeur par une un caïd local, Kayla intègre un gang de filles afin de se venger de celui-ci.

Déplaçant les codes habituels de la violence en les faisant reposer sur des personnages féminins, Sket relate une histoire de vengeance sur fond de violence urbaine. Rien de neuf au niveau scénaristique, c'est donc l'impassibilité du spectateur qui rythmera les articulations du film.

Mais derrière ses apparences de série B basique, voire de produit destiné à livrer sa dose de violence, se cachent pourtant certaines qualités. Bien moins racoleur, violent et voyeur qu'il n'y paraît, il faudra reconnaître à Sket une intéressante tentative (mais pas de transformation) de varier les codes et de donner corps à son histoire. On notera aussi une réalisation qui bien que timide et classique, n'en demeure pas moins inspirée lorsqu'il s'agit de filmer Londres (avec en prime une magnifique photo, semblable à celle de l'intéressant Heartless de Philip Ridley, lui aussi londonien...).

Si Sket ne convainc jamais réellement et que son scénar laisse de marbre, il témoigne paradoxalement de l'excellente santé du cinéma anglais. Faute de voire un grand film, vous sentirez quand même ce petit goût de "fond social" tout à fait caractéristique du cinéma british.

The Violent Kind (2010)


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Par où commencer... Une belle affiche peut être ? The Violent Kind est, à sa façon, un véritable ovni, dont il est difficile de dévoiler son scénario sans tuer la surprise de celui-ci. On vous dira cependant que quelques personnages en virée festive se retrouvent attaqués par d'autres, quelque peu décalés, et ce sans raison apparente.

Pourtant paré de tout ce qu'aime l'amateur de cinéma de genre(s), The Violent Kind est un gigantesque fourre-tout ! Il emprunte autant aux films de gang (façon hells angels) qu'aux films d'invasion (façon Skyline), qu'à Evil Dead, qu'à l'Exorciste, qu'à La Dernière Maison Sur la Gauche, qu'à La nuit des Morts Vivants, qu'à... etc !

C'est donc à une véritable volonté de livrer un film somme, une sorte de chimère pour tout cinéphile, que se sont attelés les deux réalisateurs (The Butcher Brothers !) en combinant tant bien que mal au moins 10 genres dans un seul scénario.
Mais au bout du compte, hélas, le film se retrouve vidé de toute substance, presque défiguré, et il devient alors bien difficile de se laisser captiver par tant de revirements, aussi artificiels que platement mis en images.
 The Violent Kind se laissera donc découvrir gentiment par les amateurs de série B, mais pour les autres un seul verdict : dommage que tant de bonnes intentions ne tienne pas ses promesses !

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