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Only God Forgives (Nicolas Winding Refn, 2013)


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A Bangkok, le frère de Julian est assassiné par la police locale. L'arrivée de sa mère pour récupérer le corps, va le pousser à chercher vengeance.

Oui, c'est avec un scénar digne des plus mauvais films de Van Damme que l'auteur de Drive nous revient sur les écrans... Nicolas Winding Refn retrouve Ryan Gosling et nous offre un film comme il en a le secret : excessivement violent, d'une beauté visuelle hyper travaillée et explorant les codes d'un genre comme il l'avait fait avec Valhalla Rising (Le Guerrier Silencieux), comprenez donc comme aucun autre ! Beaucoup détesterons le nouveau Refn... nous non : bien au contraire même !

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The Bunny Game (Adam Rehmeier, 2010)


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En tombant, au hasard de ses clients et de ses défonces artificielles, sur ce routier peu sympa, une jeune femme va se retrouver séquestrée à l'arrière de son camion. Elle va devenir le jouet du routier, et subir toute sa violence et sa perversion. Comment se terminera cette terrible rencontre ?

Expérimental ? Extrême ? Puissant ? Génial ? Ou bien...  ? The Bunny Game ne s'adresse pas au grand public, cette séquestration d'1h15 navigue entre perversion et brutalité sans le moindre temps de respiration... Soutenu par un noir et blanc élégant, une bande-son anxiogène, une réalisation stylisée et un montage cut brutal, The Bunny Game avait tout pour plaire notre rédaction, particulièrement preneuse de pépites noires et vénéneuses... Pourtant rien de ce que nous en attendions n'a rencontré de satisfaction, et surtout pas notre masochisme malsain, notre goût d'aimer être malmenés. The Bunny Game à fait naître un rejet total de notre part, mais pas pour les bonnes raisons...

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Ichi The Killer (Takashi Miike, 2001)


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Kakihara cherche son chef de clan qui a mystérieusement disparu. Adepte de la douleur extrême, mais aussi de méthodes de tortures hors-pair, il porte ses soupçons sur le clan rival, mais découvre ensuite que c'est un redoutable tueur qui est à la base de la disparition de son chef. Un certain Ichi... Un tueur aussi violent que Kakihara... Qui atteindra l'autre en premier ?

Adaptation extrême et déjantée du manga éponyme, Ichi the Killer à tout de cet esprit nippon, lorsqu'il se réfugie dans l'excès. Un yakuza adepte de la torture et de la douleur affronte un tueur atypique et refoulé... Dans les mains d'un réalisateur aussi barré que Takashi Miike, le "ride" ne pouvait être que radical et extrême ! Grand défouloir tordu limite hardcore, le manga trouve sans doute en Miike le réalisateur idéal...

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End Of Watch (David Ayer, 2012)


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Brian Taylor et Mike Zavala sont policiers dans les quartiers chauds de la Cité des Anges. Équipiers  amis, leur quotidien est fait de complicité dans l'habitacle de leur véhicule et d'une complémentarité sans faille lors de leurs interventions souvent périlleuses. Bons flics, ils le sont certainement, et forcément, dans ces quartiers tenus par les gangs,ce qui attire l'attention, ce n'est pas leur courage, mais leur zèle gênant....

Voici la bonne surprise de la semaine. Alors que nous n’espérions qu'un action movie bien fagoté, c'est la présence de l'excellent Jake Gyllenhaal que notre attention s'est portée sur End Of Watch, et en a été récompensée. Plongée documentaire et tendue dans le quotidien des flics de LA, End of Watch, malgré une mise en image un poil énervante, s'impose doucement pour dépasser le simple divertissement et nous proposer une virée aussi attachante que nerveuse.

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The Great Ecstasy of Robert Carmichael (Thomas Clay, 2005)


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Dans une petite ville côtière d'Angleterre, Robert Carmichael est un garçon ordinaire, un peu introverti,  dont le vraie personnalité oscille entre l'éducation que lui inculque sa mère et l'attirance qu'a sur lui ses mauvaises fréquentations, notamment Joe, un petit délinquant, dealer et sans repères. La pratique du violoncelle se révélera moins attirante que la liberté que semble procurer la défonce avec Joe...

C'est du coté du Funny Games, de Michael Haneke, de l'univers de Larry Clark, ou même d'Orange Mécanique qu'il faut regarder pour accepter la proposition de The Great Ecstasy of Robert Carmichael. Regard dénué de toute morale sur la violence d'un fait divers, le film de Thomas Clay expose un quotidien anodin, presque ennuyeux, qu'il vient opposer avec quinze minutes finales d'une brutalité extrême et choquante, qui laisse le spectateur nu.

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Sasori (Joe Ma, 2008)


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Obligée d'assassiner une personne, Nami est envoyée en prison. Elle devra apprendre à survivre dans cet univers violent, et attendra sa sortie de prison pour se venger de ceux qui l'y ont conduit.

Le japon des 70's accouchait de séries B transgressives, populaires, dont certaines sont devenues cultes : Sasori, La Femme Scorpion  était de ces séries et en dépit d'une qualité pas toujours au rendez-vous, la série est restée un repère cinématographique dotée d'atouts certains et largement jouissif. Sasori version 2008 est donc un remake de l'original de Shunia Ito, cette fois réalisé par Joe Ma. L'histoire est similaire, mais cette fois-ci le thème de la vengeance change de camp : après sa vision, c'est le spectateur qui crie "vengeance" !

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Apportez-Moi La Tête d'Alfredo Garcia (Sam Peckinpah, 1974)


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Un parrain mexicain promet 1 million de dollars à qui lui rapportera la tête d'Alfredo Garcia, pour avoir mis sa fille enceinte. Benny, simple musicien dans un piano-bar, part à sa recherche accompagné de sa petite amie, et ex d'Alfredo, Elita. Mais rapporter la tête pour toucher la récompense ne sera pas aussi facile qu'il l'imaginait : Alfredo Garcia est mort et enterré, et Benny est loin d'être le seul à vouloir cette tête...

On entend souvent parler de Apportez-Moi La Tête d'Alfredo Garcia comme l'un des meilleurs film (certains disent LE meilleur) de Sam Peckinpah, et bien que nous lui préférions Croix de Fer ou Les Chiens de Paille, il faut bien reconnaître la formidable efficacité de son scénario et sa fascinante noirceur.


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La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X (Yutaka Kohira, 1977)


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Sasori retourne en prison après sa tentative d'assassinat sur un député qui l'avait manipulée. De nouveau coincée entre un personnel pénitencier hostile et des co-détenues déchaînée, Sasori ne souhaite pourtant qu'à s'échapper pour appliquer sa vengeance à tous ceux qui l'ont trompée.

Second visage à succéder à Meiko Kaji, Takeo Chii endosse les habits de Sasori, ou plutôt ce qu'il en reste dans cet ultime épisode. Sasori fera de nouevau l'objet de films, mais il faudra attendre 1991 pour que le cinéma s'y intéresse de nouveau.

Dans La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X , le personnage est vidé de tout sens, dépouillé de tout charisme et ne réagit plus que par réflexes aux plates péripéties concontées par les scénaristes (eux aussi fatigués). Trahison ultime à la franchise, Sasori troquera son noir uniforme final (déjà que dans Sasori 5... mais bon, ça passait encore...) contre un noir et blanc !

Si les scénarios ne nous ont jamais totalement déçu durant toute la série malgré leur transparence, celui de cet épisode frôle l'indigence et dégage une désagréable sensation de bâclé. Nous aurions pu passer sur ce "détail", mais la réalisation de cet épisode frôle le minimum vital et son absence totale de soin rappelle le pire de la production nippone, ne dépassant pas le niveau d'un épisode de Spectreman.

Peu de choses sont à sauver de cette fin de cycle, mis à part (et encore...) la cavale de Sasori enchaînée avec son ancien gardien. Le jouet semble définitivement cassé. Vidé de tout fun, de toute once d'originalité, et de tout les plaisirs inhérent ce type de cinéma, la série Sasori se termine à bout de souffle sur un épisode plat et ennuyeux.


Voir les chroniques des autres épisodes de la série :

NDLR : Doorama vous invite à testez vos connaissances sur la Femme-Scorpion chez nos amis de cinéfriends ! Nous, on a eu 100%, et vous ? ;-)

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La Nouvelle Femme Scorpion : Prisonnière n° 701 (Yutaka Kohira, 1976)


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La soeur de Sasori est assassinée à cause d'une affaire politique. Accusée du meurtre de sa soeur par son petit ami, Sasori est emprisonnée et doit éviter de se faire tuer pour assouvir sa vengeance.

Yumi Takigawa remplace Meiko Kaji, et endosse le rôle de Sasori dans cette cinquième aventure qui puise tous ses ingrédients dans l'épisode originel. Trahie, emprisonnée, violée, humiliée et battue, Sasori retrouve pour ainsi dire le "train-train quotidien" du premier opus, y compris, bien sûr, son petit rituel final...

Les producteurs ressortent la violence sadique et retrouvent un certain goût pour le voyeurisme. Ils renouent aussi avec une volonté de retrouver la forte identité visuelle qui caractérisait le début de la série (le procès de Sasori est à ce titre intéressant). Si Sasori retrouve un peu de jeunesse (22 ans dans cet épisode !) en se souvenant de son glorieux passé, c'est malgré tout à une réutilisation peu originale et une pure exploitation marketing que l'on assiste ici.

La Nouvelle Femme Scorpion : Prisonnière n° 701 retombe donc exactement là où la série trouvait son inspiration : une histoire de vengeance vendue à grand coup de tétons, de sévices et de violences carcérales, mais sans aucune tentative d'y apporter une quelconque nouveauté. Faute de retrouver la créativité et le souffle d'invention des premiers films, Sasori 5 (c'est plus court ainsi) aura le mérite de proposer un honnête film de genre, tout du moins pour les amateurs de films orientés "prison pour femmes"...

Le scénario n'apportera rien de neuf, mais exploitera cependant habilement son cahier des charges (reprendre les éléments initiaux de Sasori, retrouver les codes des films carcéraux) pour proposer au final un film rythmé et encore aujourd'hui tout à fait visible auprès des amateurs hardcore de séries B 70's un peu racoleuses. Vide sur un plan purement cinématographique, mais non exempt de toute saveur... Largement plus fun que le précédant, on le préfère à Sasori 4. Mais l'absence de Meiko Kaji et son manque flagrant d'ambition cantonnent cette Nouvelle Femme Scorpion à n'être qu'un film d'exploitation parmi tant d'autres.


Voir les chroniques des autres épisodes de la série :



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La Femme Scorpion : Mélodie de la rancune (Yasuharu Hasebe, 1973)


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Sasori, toujours en fuite, est aidée par un ancien activiste. Mais un inspecteur de police tenace et décidé revient sur leur trace et utilise ce dernier pour capturer Sasori et la renvoyer en prison.

Episode 4 : changement de réalisateur, et les choses s'en ressentent ! Le personnage de Sasori, auparavant si dangereuse n'est plus que l'ombre d'elle même dans cet épisode. Si on réutilise tant bien que mal les codes installés par les premiers films, il faut bien reconnaître que tout poison semble avoir été retiré au scorpion.

Les extravagances visuelles elles aussi sont absentes de cet épisode, et il faudra attendre les 10 dernières minutes pour retrouver un semblant de peps sur l'écran, pâle vestige des splendeurs d'antant. Quand au scénario, La Mélodie de la Rancune tente de renouer avec les recettes des précédents (trahison, prison, haine focalisée), mais même le passage par la case prison ne parvient pas à retrouver le feu sacré, cette fougue et cette énergie qui caractérisait la série.

La violence est timide, l'érotisme semble vécu comme un "mal nécessaire" pour assurer la poursuite de la franchise, quand à Sasori, elle n'attire plus les haines, violences, humiliations et autres brimades quotidiennes de la vie comme avant ! Privée de son énergie elle ne restituera qu'une vengeance un peu molle, non alimentée par la violence elle n'en restituera très logiquement que peu.

En bout de course et victime d'un changement de réalisateur, ce qui faisait l'originalité de la série et lui donnait son intérêt disparait. Plus de transgression, plus d'excès, plus d'expérimentations, plus de jeu sur les codes, La Mélodie de La Rancune entonne un refrain bien peu entrainant. Privé de toute inventivité et créativité, la série retourne doucement de là où elle était sortie et ne propose plus qu'un cinéma de genre banal qui recycle sans cesse les même recettes.

Sasori, aussi appelée Nami, aussi appelée Matsu, aussi appelée prisonnière 701, ne livrera pas son chant du cygne avec cette dernière apparition de Meiko Kaji, puisque qu'elle sera remplacée par une autre actrice dans les deux épisodes suivants. Il faudra se tourner vers les Lady Snowblood pour retrouver le belle actrice...



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La Femme Scorpion : La Tanière de La Bête (Shunya Ito, 1973)


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Sasori fait profil bas dans sa cavale. Mais l'inspecteur à qui elle a tranché un bras la traque, et les problèmes de la prostitué Yuki avec la pègre deviennent siens. Pour rester libre, Sasori doit se débarasser de ces deux problèmes.

On continue notre exploration de la série Sasori avec ce troisième épisode qui s'éloigne de l'univers carcéral. Sasori qui faisait pourtant son possible pour rester loin de la violence se retrouve rattrapée par celle-ci, et redeviendra même le bras vengeur de Yuki contre la mafia locale dirigée par une ancienne co-détenue.

Moins trépidant que les deux premiers, cet opus creuse la facette compassionnelle de l'héroïne, puisqu'elle épousera la cause d'une autre pour achever ses propres objectifs. Plus urbain et moins lyrique que ses prédécesseurs, La Tanière de La Bête laissera quand même chez le spectateur deux souvenirs inoubliables : Sasori en fuite avec le bras coupé de l'inspecteur pour l'accompagner (le rongeant ensuite avec les dents dans un cimetière...!), et une cruelle chef mafieuse, véritable reine maléfique-avorteuse façon Blanche-neige, régnant sur une horde de petites frappes comme sur ses corbeaux...

Cette nouvelle aventure de Sasori délaisse sa quête de reformatage des codes, sous forme d'images évocatrice fortes, au profit d'une exploration plus intérieure de la facette humaine (moins animale est plus adapté), de sa mortelle femme scorpion, voir même sa compassion de mère ! Moins de prison, plus de yakusa, un zeste de provocation (l'érotisme se teinte aussi d'inceste ici !) et toujours la sublime Meiko Kaji et sa vénéneuse beauté, voilà les ingrédient de ce troisième volet de la ténébreuse femme scorpion !

Et puis, puisqu'on vous abreuve de ciné de genre nippon, on voulait aussi s'assurer que vous connaissez bien l'autre série en vogue à la même période : la série Baby Cart (1972-74, 6 films) sur un ronin qui écume les route avec un enfant dans un berceau (armé comme un tank !)... Pourquoi la Rédaction vous sort ça ? Parceque là aussi les vieux codes du genre samouraïs étaient revisités à grand coup de geysers de sang écarlate et que le psychédélisme de l'époque trouvait aussi un certain terrain d'expression dans ce renouveau des codes. C'était comme ca dans le ciné populaire au japon : sexe, violence et transgression ! 

Mais pour finir avec La Tannière de La Bête : ce troisième volet fuit toujours autant le "grand cinéma" pour se réfugier dans un cinéma populaire riche en couleur et passionnant à décortiquer. Ce scorpion là est comme une grosse crevette, on adore lui retirer sa carapace...
Un petit plaisir de cinéphile, quoi !


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