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To Rome With Love (Woody Allen, 2012)


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A Rome, la vie de plusieurs individus va subitement s'animer, comme influencée par l'énergie de la ville éternelle : des couples se font et se défont, d'anodines rencontres deviennent magiques...

Après Vicky Cristina Barcelona puis Minuit à Paris, c'est au tour de Rome d’accueillir les problèmes, désirs, rêves et et espérances des personnages de Woody Allen. Une rencontre inter-parentale qui vire à l'opéra d'avant garde, une actrice bourreau des coeurs, une gloire soudaine et un couple au départ contrarié forment les quatre histoires principales (et savoureuses) qui animent l'effervescente ville.

Timide à l'allumage, To Rome With Love installe finalement ses nombreux personnages pour un marathon touristique de près de deux heures. A grand coup de "magie" (Allen nous avait déjà fait le coup maintes fois, et en mieux pour Paris) et de scénettes souvent drôles (l'opéra aquatique est un grand moment !), la galerie de personnage prend vie et l'écriture et le style de Woody Allen dégage son charme et son élégante légèreté... mais pas toujours !

To Rome With Love est un Woody Allen "pur jus" : léger et drôle (et donc très loin du très noir, et génial Match Point !). Certes traversé de personnages truculents, touchants, maladroits et névrosés, le film est hélas entravé d'automatismes irritants et paresseux. "Allen fait du Allen", et le roi du cocktail fait sa recette star : "1 doigt de ville européenne, 1 doigt de film choral, 1 doigt d'humour, 1 doigt d'observation bien senti, 1 filet de magie et son indispensable zeste de légèreté". Le maestro ne rate certes jamais sa recette (quoi que...), mais il faut reconnaitre qu'il y a des jours avec... et des jours "moins avec" ! To Rome With Love est de ces derniers. La recette est connue, mais la surprise n'est plus là, le rythme artificiel et l'ensemble ne séduit plus autant.

Indéniablement, To Rome With Love possède ses moments de grâce, de justesse et de drôlerie, on retrouve avec plaisir les obsessions du réalisateurs et le casting est tout à fait plaisant. Mais To Rome With Love est aussi un Woody Allen en mode pilotage automatique, une redite qui peine un peu à nous emporter, qui tarde à trouver son rythme de croisière, et qui tarderait presque aussi à s'arrêter. Loin d'être mécontents de sa vision, nous sommes cependant déçus de ne pas avoir eu droit au niveau habituel, nous avons connu Woody Allen mieux inspiré, plus appliqué et finalement avec bien plus de choses à nous raconter.
Rome ne l'aura pas autant inspiré que Paris, ou bien est-ce la chaleur... qui sait ?


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Lily la tigresse (What's Up Tiger Lily, Woody Allen, 1966)


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Phil Moscowitz mène sa plus périlleuse enquête : il doit récupérer la recette de la salade aux oeufs, détenue par de dangereux yakuzas.

Premier film de Woody Allen, Lily La tigresse est en fait un film japonais policier (International Secret Police: Key of Keys) revu et corrigé. Woody Allen à remonté le film et remplacé les dialogues originaux par un doublage de son cru, modifiant ainsi à loisir le scénario original.

Avec ce Lily La Tigresse, Allen signe l'un des premiers, si ce n'est le premier, "détournement". Il livre un film aux allures de simple blague potache, une sorte de grand délire (qui ne l'est pas tant) qui à finalement bien du mal à tenir sa courte longueur, et encore plus le nombre de ses années.

Il ne reste de Tiger Lily, aujourd'hui, qu'une idée (géniale à la base), arrachant quelques sourires timides, mais incapable de dépasser la simple anecdote. Il est même amusant de constater qu'avec le temps, le film japonais initial (vraisemblablement choisi à l'époque pour sa "haute qualité cinématographique") apparaitrait presque plus drôle et plus intéressant que ce premier délire Allenien !


What's Up Tiger Lily est bien évidemment à part dans la filmographie de Woody Allen, il est à réserver aux plus cinéphiles d'entre vous.

Si la rédaction lui accorde ici un très généreux 4, ce n'est pas parce que doorama.com s'est fait détourner, mais bien parce qu'en dépit du résultat, elle reste admirative de l'idée de base originale, et que l'on y sent déjà pointer les prémisses d'un humour qui donnera plus tard le Saturday Night Live et, encore plus tard, le trio Zucker Abraham Zucker...

Minuit A Paris (Woody Allen, 2010)


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Minuit à Paris donne la Banane, en nous rappellant la chance que nous avons de vivre dans cette ville hantée par son patrimoine historique et intellectuel.

Woody Allen y aborde la fascination qu'exerce Paris sur son personnage (Owen Wilson, sympathique au possible, mais toujours aussi difficile à cerner...) et plus généralement sur les étrangers, à l'aide d'une touche de magie semblable à celle d'Une Rose Pourpre du Caire.

Faussement naïf et gorgé de poésie, Minuit A Paris, sous ses aspects de fable légère, s'amuse de nos idéaux et de nos modèles intellectuels. Il nous renvoie à nos désirs et à l'image que nous nous faisons de nous même et des choses, sans jamais se prendre au sérieux : et c'est tant mieux !

Ce dernier Allen est léger, délicat, romantique (si, si) et terriblement apaisant. Aussi agréable que la première journée de soleil du printemps !

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