Accueil

Attack The Block (2011)


tags | , , ,

0 comments

Trompeusement vendu comme une parodie de film de genre à la sauce humour british, Attack The Block se révèle être une curieuse surprise...

En fait de parodie, on n'en trouvera pas grande trace, si ce n'est une vague ressemblance dans sa trame avec le Shaun Of The Dead évoqué sur son affiche (des personnages lambda confrontés à un surnaturel horrifique...). Non, Attack The Block, certes humoristique par moments, commence comme un thriller social anglais et vire rapidement vers le film d'action SF.

Et c'est bien ce qui surprend agréablement, puisque malgré ses moyens modeste, le film prends un bon rythme et s'attaque à ses moments d'action avec conviction et énergie.

Si absolument rien n'est nouveau ici (quelques monstres envahissent une ville, des personnages un peu minables que personne ne croit seront amenés à se révéler des héros... etc...), les choix du réalisateur s'avèront payants et originaux en plaçant l'action dans une cité dortoir de Londres, et en choisissant comme protagonistes quelques racailles... Tout cela sans (trop) tomber dans le cliché (rien à voir avec la banlieue caricaturale vue par Luc Besson !)...

Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un vrai film d'invasion, pêchu et bien mené, véritable hommage au Genre ! Ca ne réinvente pas la poudre, mais c'est infiniment meilleur et plus jouissif qu'un Cowboy et Envahisseur...

.

Forces Spéciales (2011)


tags | , , ,

0 comments

Une Journaliste prise en otage par des Talibans, une équipe des Forces Spéciales part en mission la récupérer mais tout ne se passe pas aussi bien que prévu...

Oublions un instant La Chute Du Faucon Noir et essayons de sauver quelque chose de ce film... Des paysages magnifiques, une très belle photo et la beauté de Diane Kruger sont les seules qualités de cette triste production française.

Le film ne cesse de vouloir singer le rythme des grosses productions américaines et ne réussit au final qu'à nous fatiguer à force de vouloir en rajouter dans le rythme et l'action. Un montage à la hache, visiblement destiné à insister sur un déroulement narratif visuel plutôt que dialogué, achève de tuer l'intérêt du film par une surdose de clichés, et ne nous livre en pâture qu'une triste galerie de personnages ratés.

Forces Spéciales frôle le ridicule par son envie de faire dans l'action movie. Son rythme artificiel le fait ressembler au meilleur de Chuck Norris. Sa musique, très rock, détruit chaque scènes d'action aussi efficacement qu'une véritable opération militaire.

On s'amusera enfin du "magnifique" remake de la scène du Sergent dans Platoon (reprenant  presque les notes de son adagio) qui ressemble davantage à un pastiche qu'à un hommage.

Forces Spéciale est à l'image de ses sublimes paysages : désertique !
 

.

L'Irlandais (The Guard, Martin McDonagh) (2011)


tags | , , , ,

0 comments

Que c'est sympathique ce cinéma là. Ton décalé, personnages atypiques et un sens de l'humour doux-amer... L'Irlandais est un thriller qui va à deux à l'heure, son héros est un flic solitaire et bourru, doté d'un style plutôt personnel et détaché. Il doit travailler avec un policier du FBI pour stopper des trafiquant de drogue.

Le pitch est sans originalité, mais la forme décontractée et libre du récit confère à l'ensemble le confort d'un gros pull de laine dans le grand air irlandais. L'Irlandais (le film, comme le personnage), par sa simplicité et un certain cynisme, devient rapidement très attachant. Il alterne avec plaisir les cartes de l'humour, du polar noir, du buddy movie (mais avec un style bien à lui) et du film intimiste.

L'Irlandais évite tout les clichés, il se contente de vous prendre par la main, avec tendresse, pour faire quelques pas avec et vous raconter une histoire. Une simple enquête, en plein "désert" irlandais, peuplée de personnages originaux et attachant. Pour ma part, je repense à London Boulevard, ou bien encore au brillant Bon Baiser de Bruges.

Il y a dans ce cinéma là quelque chose qui fait du bien !  



Contagion (Steven Soderberg, 2011)


tags | , , , , ,

0 comments

Soderberg n'est peut être le plus grand réalisateur qui soit, mais avouons lui un indéniable talent et saluons en lui ce réalisateur qui ne cesse d'expérimenter et se remettre en question.

Ici, il explore sous la forme d'un film chorale, la propagation et les effets d'un virus foudroyant à l'échelle mondiale. Victimes, familles, chercheurs, médias, forces de l'ordre et politiques : rien n'échappe à l'oeil de Soderbergh dans sa volonté de traiter chaque aspect d'une telle catastrophe.
On peut diviser le film en deux parties : l'apparition et le début de l'épidémie, puis la phase de réaction au virus (recherche d'un vaccin). Si le casting est absolument royal (Damon en tête !) et la première partie tétanisante d'effroi, réaliste et implacable à souhait, le film s'essouffle pourtant dans sa seconde partie. La faute sans doute à ce qui semble être un curieux choix du réalisateur, à savoir que tous ses acteurs sont rarement mis les uns en face des autres ! En plus de la frustration de ne pas les voir se donner la réplique, une contradiction s'installe : celle d'un manque d'humanité au milieu de ce drame humain, un manque de lien !


Exercice de style et narration réussis pour Soderbergh, mais malgré le brio de sa mise en scène, on n'arrive pas au vertige espéré. Frustrant.

.

Pour Une Poignée De Dollars (Sergio Leone, 1964)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Peut être pas le meilleur de la "trilogie du dollars" (avec Et Pour Quelques Dollars de Plus et Le Bon, La Brute et le Truand), Pour une Poignée de Dollars n'en reste pas moins un énorme morceau de cinéma, portant en lui la modernité du cinéma qui lui a succédé, la maturité du style de Léone et le renouvellement (ou la mort ?) du genre Western.

Bien qu'il ne soit qu'une adaptation du Yojimbo de Kurosawa, Pour Une Poignée de Dollars est un film novateur et personnel, imposant de maîtrise et d'intelligence. Un plaisir intellectuel et visuel pour tout cinéphile qui se respecte, où Eastwood y incarnait le plus cool des mauvais garçons ! (Les héros au cinéma ne seront plus jamais les mêmes...)

Pour Une Poignée de Dollars, cinéma populaire à l'époque, peut fièrement trôner à coté des plus grands chefs-d'oeuvre des grand maîtres, tant il a réinventé un langage à lui tout seul.



.

Le Garde du Corps (Yojimbo) (Kurosawa, 1961)


tags | , , , , ,

0 comments

Voici l'original de Pour Une Poignée de Dollars... Un samouraï arrive dans une ville déchirée par la lutte de deux clans et y voit un moyen d'en tirer quelques profits.
Yojimbo est plutôt atypique dans le genre Samouraï, ici le ronin n'épouse pas une cause, une seule (si ce n'est la sienne ?), il passe d'un camp à l'autre, alternant les rôles de méchants, de justicier, de gentil, d'égoïste, de mercenaire, etc... Finalement bien des facettes humaines, faiblesses comme qualités, qui n'ont cessé d'inspirer Kurosawa tout au long de sa carrière.

Parfaitement jubilatoire (par ce que Léone transformera par la suite en cynisme) et grandement novateur par un renouvellement de l'image du héro, Yojimbo mérite absolument d'être vu tant il est représentatif du lien étroit entre le genre samouraï et celui d'un certain western. Sans rien retirer à Sergio Léone, il permettra néanmoins de rétablir la véritable paternité du "cowboy sans nom" ("joe" ?) et d'illustrer à merveille le jeu d'influence d'un cinéma sur l'autre, et plus particulièrement d'un maître sur l'autre.



.

First Squad ? The Moment of Truth (2009)


tags | , , , ,

0 comments



Au demeurant fort beau à regarder, First Squad s'avère assez difficile à suivre de part sa structure éclatée. A l'apparence d'un pilote de série, ce russo-japanim (si, si !) met un temps infini à se mettre en place, multipliant les flash-back, afin de bien tout présenter. Mais à force d'annonces, on arrive au bout des 75 minutes sans avoir trop bien compris où tout cela allait nous amener. Du coup : à quoi bon :-)

Malgré une réussite visuelle indéniable, notamment par le curieux mélange de style Manga et un un je ne sais quoi de Stalinien, on reste sur sa faim, l'appétit coupé.

.

Blitz (2011)


tags | , , , , , ,

0 comments

Gentil divertissement un poil bourrin comme on en voyait à la pelle il y a 20 ou 30 ans, Blitz lorgne vers la série B basique et décomplexée, et c'est tant mieux !

Ici, on ne cherche pas la dimension psychologique ou la finesse de traitement ; Jason Statham, en bon flic expéditif, tente d’attraper un bon salaud bien tordu (Aidan Gillen, le maire de la série The Wire, en parfait psychopathe), et c'est tout !

Hyper basique, l'ensemble s'avère agréable à suivre, bien rythmé et constituera un divertissement correct pour le spectateur qui le regardera en toute connaissance de causes : à savoir un petit thriller honnête dans sa démarche et sa forme.
Contrat rempli même si on aurait mieux fait de se revoir L'inspecteur Harry...  :-)
.

.

Melancholia (Lars Von Triers, 2011)


tags | , , , , ,

0 comments


Le fou Von Triers a encore frappé. Comment réagirions nous à quelques temps de la fin de notre monde, notre planète se situant sur l'exacte trajectoire de la comète Melancholia ?

Au travers d'un film en 2 parties (un mariage rappelant Festen puis l'après mariage sur les lieux de la fête), Von Triers nous bombarde d'interrogations au travers de deux soeurs, deux tempéraments différents, appréhendant le funeste événement. Loin du dogme de ses début, la mise en scène de Von Triers se pare de sublimes séquences visuelles symboliques (au début) pour ensuite les explorer une à une, entre force et poésie.

Spectateur de ces spectateurs, Melancholia envoûte par son rythme lent, et, pour peu que l'on supporte le langage cinématographique de Von Triers (pour ma part j'en raffole) propose une immersion totale dans une histoire un peu hors du temps, un retour sur nous même à l'aube d'une fin certaine. Melancholia est une sensation, fugace mais précise.

Il y a longtemps que Von Triers ne nous avait autant séduit, réussissant pour une fois à ne pas se laisser aller à ses excès.

.

Scream 4 (2011)


tags | , , , ,

0 comments


On se souvient que le premier Scream s'amusait sur la vague passée des slashers, proposant sous forme d'hommage d'en faire une relecture à la fois dépoussiérée, nerveuse et parodique...

Par ses suites, Scream, était redevenu ce que le premier opus de la série critiquait, à savoir des films sans originalité, succombant sous le poids de leur propres codes.
Scream 4 boucle définitivement la boucle, en réussissant à s'auto-discréditer tant il cite le Genre, ses avatars et descendants divers, allant jusqu'à oublier d'exister par lui même (un scénario quoi... une idée...).

Ne reste donc de Scream 4 qu'un film qui copie un film... qui copie un autre film, qui copie un autre film... qui copie lui aussi une autre copie... (etc... j'arrête !). Le résultat final est un film qui s'auto détruit, ne proposant plus rien d'autre qu'une suite de séquences plates et déjà vues, menant inexorablement à l'ennui le plus complet...
.

Apocalypse Now redux (Francis Ford Coppola, 1979, 2001)


tags | , , , , , ,

0 comments

Que dire devant ce bloc de force et d'énergie ? Apocalypse Now demeure un condensé de génie et de folie, tant dans sa propre conception que dans son propos. Dense, riche et complexe, il y a en Apocalypse Now une expérience psychologique et sensorielle qui ne peut que laisser le spectateur admiratif et troublé après sa vision.

C'est un film labyrinthique, dont chaque nouvelle lecture ouvre de nouvelles interprétations, de nouvelles sensations. Son impressionnante perfection génère paradoxalement une impression d'inabouti, tant on ne peux arriver à l'appréhender dans son intégralité. Un de ces monuments du cinéma dont on se dit qu'ils sont trop rares aujourd'hui, de ceux que l'on redécouvre perpétuellement.

Les heureux possesseurs de Blu Ray ne pourront que s'extasier devant l'incroyable image proposée par le support, permettant d'insister sur le coté psychédélique du film, lui rendant ainsi son insolente jeunesse et sa vitalité intacte.
Qu'il est bon de s'abandonner à ce point...

.

Super 8 (JJ. Abrams 2011)


tags | , , ,

0 comments


Répétez après moi "Pas Super" huit fois ! Sous prétexte de rendre un hommage aux blockbusters qui ont jalonnés notre adolescence (Goonies, ET, Retours vers le Futur et autres Spielbergueries des 80's), JJ. Abrams nous livre un revival de la magie du monde de l'enfance.

L'ensemble est bien indigeste ! Ce Super 8 prend le parti de ne pas adapter ce cinéma aux gouts du jour (choix par ailleurs fort louable) et balance donc un véritable produit 80's en cette veille de fin du monde (si, si, bientôt 2012). Hélas, le seul effet produit est de nous rappeler cruellement que si ce cinéma pop-corn vit encore intensément dans nos tendres souvenirs d'enfance, il est presque quasi-invisible aujourd'hui hors de cette dimension "souvenirs".

Super 8 radote donc, aupès d'une génération de 35-40 ans, nostalgique de ses films fondateurs, et ne semble viser rien d'autre que le porte monnaie de ce parfait consommateur "arthurien". 

Malgré une production soignée, ce Super 8 est stérile, voire sénile !